Sur Shadowz
Halloween, la nuit des masques
Réalisé par John Carpenter, Halloween, la nuit des masques reste l’un des piliers absolus du cinéma d’horreur. En 1978, Michael Myers s’échappe de l’hôpital psychiatrique où il était enfermé depuis son enfance et retourne à Haddonfield le soir d’Halloween. Sa cible : Laurie Strode, interprétée par Jamie Lee Curtis. Minimaliste, tendu et porté par sa musique immédiatement reconnaissable, le film a largement contribué à définir les codes du slasher moderne. Même après toutes ces années, l’ombre de Michael Myers derrière un masque blanc reste incroyablement efficace.
Deadstream
Avec Deadstream, l’horreur rencontre les dérives du direct sur Internet. Un vidéaste controversé tente de regagner son public en passant une nuit entière dans une maison réputée hantée, tout en diffusant son expérience en live. Évidemment, l’endroit cache bien plus que quelques bruits suspects. Le film joue avec les codes du found footage, du streaming et de la comédie horrifique. C’est nerveux, volontairement excessif, souvent drôle, mais aussi capable de proposer de vrais moments de malaise. Un excellent choix pour ceux qui aiment quand Evil Dead croise l’univers des créateurs de contenu.
Souviens-toi… l’été dernier
Après un accident tragique, quatre jeunes amis décident de cacher leur terrible secret. Un an plus tard, chacun reçoit un message inquiétant : quelqu’un sait ce qu’ils ont fait l’été précédent. Et cette personne semble décidée à leur faire payer. Souviens-toi… l’été dernier est un pur produit de la vague slasher des années 1990, dans la lignée de Scream. Crochet à la main, tueur mystérieux, jeunes héros traqués et ambiance de petite ville côtière : le film reste un plaisir efficace pour les nostalgiques de cette époque.
Sur Insomnia
V/H/S/Halloween
La saga V/H/S revient avec un épisode placé sous le signe d’Halloween. Le principe reste le même : plusieurs histoires horrifiques présentées sous la forme de cassettes vidéo retrouvées, avec une approche anthologique et des styles très différents. C’est le programme idéal si vous aimez les films qui enchaînent les concepts macabres : créatures, malédictions, tueurs, expériences surnaturelles et images volontairement sales ou dérangeantes. Chaque segment ne se vaut pas forcément, mais l’anthologie permet justement de passer d’un cauchemar à l’autre sans temps mort.
Détour mortel
Des jeunes prennent un raccourci à travers les bois de Virginie-Occidentale après un embouteillage. Mauvaise idée : ils tombent sur une famille de cannibales particulièrement hostiles, parfaitement adaptée à ce territoire isolé. Détour mortel est un survival brutal et direct, héritier du cinéma de dégénérés ruraux comme Massacre à la tronçonneuse ou La colline a des yeux. Le film ne cherche pas la subtilité : il mise sur la poursuite, le piège, le gore et une forêt où personne ne viendra vous aider.
Creepshow
Inspiré des comics d’horreur des années 1950, Creepshow rassemble plusieurs récits macabres réalisés par George A. Romero et écrits par Stephen King. On y croise notamment un père revenu d’entre les morts pour réclamer son gâteau, une mystérieuse créature enfermée dans une caisse ou encore une invasion de cafards. Coloré, cruel et délicieusement rétro, Creepshow est un classique de l’anthologie horrifique. Il mélange humour noir, effets pratiques et histoires courtes à chute, avec une vraie identité visuelle de bande dessinée.
Sur Paramount+
Vendredi 13
Le remake de 2009 revisite la légende de Crystal Lake et de Jason Voorhees. Un groupe de jeunes débarque près du camp abandonné pour faire la fête, explorer les environs ou retrouver une sœur disparue. Ils découvrent rapidement qu’un homme masqué rôde dans les bois. Plus violent, plus rapide et plus moderne que les premiers films de la franchise, Vendredi 13 version 2009 conserve les ingrédients essentiels : une forêt isolée, des campeurs imprudents, un tueur imposant et une succession de morts inventives. Un slasher efficace pour une soirée sans prise de tête.
Vivarium
Tom et Gemma cherchent une maison pour démarrer leur vie de couple. Après avoir visité un lotissement étrange nommé Yonder, ils se retrouvent piégés dans un labyrinthe de pavillons identiques. Impossible de fuir, impossible de joindre qui que ce soit, et une nouvelle épreuve les attend bientôt devant leur porte. Vivarium n’est pas un film d’horreur traditionnel : il s’agit d’un cauchemar absurde, froid et profondément dérangeant. Derrière ses maisons pastel et son ciel artificiel, le film développe une satire anxiogène de la vie pavillonnaire, du couple et de la parentalité.
Sur Canal+
Evil Dead
Le premier Evil Dead de Sam Raimi est une expérience brute, sauvage et incontournable. Cinq amis partent dans une cabane isolée au milieu des bois et réveillent involontairement des forces démoniaques grâce au Necronomicon. La nuit tourne rapidement au massacre. Avec un budget modeste mais une inventivité folle, Raimi transforme la cabane dans les bois en terrain de jeu démoniaque. Caméra nerveuse, maquillages pratiques, possession et litres de faux sang : le film reste un monument du cinéma d’horreur indépendant.
Evil Dead 2
Evil Dead 2 reprend la situation du premier film, mais pousse tous les curseurs encore plus loin. Ash Williams, toujours interprété par Bruce Campbell, se retrouve à nouveau confronté aux Deadites et à une cabane qui semble possédée jusque dans ses murs. Moins sérieux, plus spectaculaire et largement teinté d’humour noir, ce deuxième épisode est devenu culte. C’est ici que le personnage d’Ash adopte vraiment son statut de héros improbable, tronçonneuse à la main et répliques cultes prêtes à fuser.
Until Dawn
Adapté de l’univers du jeu vidéo du même nom, Until Dawn plonge un groupe de jeunes dans une nuit de survie où les choix, les secrets et les menaces se multiplient. Entre tueur masqué, créatures et phénomènes inexplicables, personne ne semble pouvoir sortir indemne de cette montagne isolée. Le concept se prête naturellement à l’horreur : un groupe enfermé dans un lieu hostile, des morts possibles à chaque instant et une ambiance qui rappelle les slashers des années 1980. Les fans de survie horrifique et de jeux narratifs devraient y trouver leur compte.
Marche ou crève
Dans un futur oppressant, un groupe d’adolescents participe à une marche organisée par un régime autoritaire. La règle est simple : ils doivent maintenir une certaine vitesse. Celui qui ralentit trop reçoit un avertissement ; après plusieurs avertissements, il est exécuté. Adapté d’un roman de Stephen King publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, Marche ou crève repose sur une idée terriblement simple et glaçante. Sans échappatoire, les participants avancent jusqu’à l’épuisement, tandis que la compétition devient une étude cruelle de l’instinct de survie.
Sur HBO Max
Ghost Adventures, saisons 9 à 30
Zak Bagans et son équipe poursuivent leurs enquêtes dans les lieux les plus réputés hantés des États-Unis et d’ailleurs. Hôpitaux abandonnés, prisons, hôtels, maisons marquées par des drames : chaque épisode tente de capturer des phénomènes paranormaux à l’aide de caméras, d’enregistreurs et de divers équipements. Que l’on croie ou non aux fantômes, Ghost Adventures reste une série parfaite pour se mettre dans l’ambiance. L’exploration nocturne de bâtiments en ruine, les témoignages troublants et les bruits inexplicables fonctionnent particulièrement bien lorsqu’on regarde la série seul, lumières éteintes.
Knock at the Cabin
Un couple et sa fille passent quelques jours dans une cabane isolée lorsqu’ils reçoivent la visite de quatre inconnus armés. Ces derniers affirment qu’une apocalypse approche et que la famille doit faire un choix impossible pour empêcher la fin du monde. Réalisé par M. Night Shyamalan, Knock at the Cabin mise davantage sur la tension psychologique que sur le gore. Le film pose une question terrible : peut-on sacrifier une personne que l’on aime pour sauver l’humanité entière ? Une proposition tendue, intimiste et anxiogène.
Une sélection entre classiques et nouveautés
Cette sélection d’août couvre pratiquement toutes les facettes du genre. Les amateurs de slashers peuvent choisir entre Michael Myers, Jason Voorhees, le pêcheur de Souviens-toi… l’été dernier ou les tueurs de Détour mortel. Ceux qui préfèrent les expériences surnaturelles et les démons auront de quoi faire avec Evil Dead, Deadstream, V/H/S/Halloween et Ghost Adventures. Pour une soirée plus étrange et psychologique, Vivarium, Knock at the Cabin et Marche ou crève proposent des récits plus oppressants, où le danger ne prend pas toujours la forme d’un monstre ou d’un masque.
